2011 - Fevrier : El Mexican'

Projet trop vite avorté avec l'ami Nuages au scénario. Ou en stand-by…?

Résumé : "Tommy el Lobo, c’est l’aventurier par excellence. Un mélange de MacGyver et de Cobra, un gars musclé mais pas trop, et drôle, plein d’humour. Un beau gosse aimé des filles, mais sans être une espèce de dragueur obsessionnel. Tommy el Lobo, c’est l’Aigle de la Sierra Madre, le Loup des Pampas… Le double que rêverait d’être Thomas, collégien de 12 ans. Mais, à sa façon, Tommy el Lobo existe, car Thomas lui donne vie par une BD, qu’il réalise chapitre par chapitre, en y incluant anecdotes et personnages de sa vie quotidienne, réinventés pour les besoins de sa cause. Ainsi de son insupportable cousine Camille, qui devient Camilla Bomba, la « femme bandit » la plus recherchée du Mexique, ou de Juliette, la douce jeune fille dont Thomas est l’amoureux transi, et qui devient Julietta Micorazon. Tommy el Lobo (nom provisoire) va donc dérouler en parallèle les aventures plutôt déjantées de Tommy el Lobo, et la vie de Thomas, centrée sur ses amis, son voisinage, son collège. C’est essentiellement le collège qui va constituer le pôle des « aventures » de Thomas, puisque c’est le centre de la vie sociale de tout collégien, et que c’est l’angle sous lequel va être décrite cette vie de collégien : les études, leurs difficultés, leur intérêt (à quoi bon alors qu’on nous dit qu’il y a des chômeurs qui ont un BAC+5 ?), l’immixtion de la violence dans l’école, et ainsi de suite. Dans le même temps, si l’école est un « angle », Tommy el Lobo n’est certainement pas que cela. Le personnage principal n’en est pas l’école, mais Thomas, et son double fantasmé. Et c’est au travers de cette trame qu’il me paraît intéressant de traiter certaines questions, puisque celles-ci se posent, de toute façon, à tout collégien (et souvent à tout parent), mais peuvent aussi constituer une bonne dramaturgie propre (l’attente du résultat d’un contrôle, la difficulté de comprendre un cours, sans parler de la violence à l’école, ou hors de l’école, la drogue, etc.). S’intéresser à certaines questions revient de fait à intéresser le public cible, en lui parlant de lui, mais tout en cherchant à le divertir avec une histoire fictive, et en évitant la pesanteur d’une histoire uniquement centrée sur des problématiques lourdes. L’histoire va donc aller crescendo, débutant par une aventure de Tommy el Lobo contre Camilla Bomba pour ensuite introduire Thomas et son environnement (famille, école, copains, amour). Nous suivrons donc tout à la fois les extraordinaires aventures de Lobo, et la vie plutôt morne de Thomas, collégien ordinaire, dont les ambitions et les rêves se réfugient dans ce lointain Mexique totalement fantasmé, mais dont les problèmes trouveront échos dans le quotidien de Thomas (par exemple lors de l’irruption d’une affaire de drogue au collège, qui trouvera aussitôt sa correspondance dans la situation mexicaine, confrontée au terrible défi des cartels de la drogue, comme l’on sait), quotidien par ailleurs surtout centré sur l’amour qu’il voue à Juliette, et qui lui paraît si peu réciproque, la belle ne semblant avoir d’yeux que pour le beau Djalil, bon en sport et même en maths et en physique ! Bien sûr, Jalilo est un ennemi juré de Tommy el Lobo, et une incarnation du Mal… Mais peu après qu’il eut subi une tentative de racket, Thomas va voir débouler dans sa vie Tommy el Lobo. Thomas, poussé au sol par ses agresseurs, trouve en effet une main secourable, qui s’avère être celle de son personnage de fiction ! Ensemble, ils poursuivent les racketteurs, qu’ils appréhendent et remettent aux forces de l’ordre ! Thomas est évidemment ravi, mais mieux encore : El Lobo l’emmène avec lui, et Thomas devient son infatigable second. Néanmoins, peu à peu, Thomas commence à se poser des questions, à se trouver plus spectateur qu’acteur, et dépassé par la situation. Et c’est alors que…

Nous découvrons Thomas allongé dans un lit d’hôpital. Ses amis se pressent autour de lui, certains lui lisent des histoires. Et l’on apprend alors, au travers des bribes de conversation, que Thomas est plongé dans le coma, depuis l’agression qu’il a subi, une ou deux semaines plus tôt. Il a chuté, et ne s’est pas relevé. Coma… En dernière case, et dernière page, Juliette se penche vers lui, et lui murmure : « Ne pars pas, Thomas, je t’aime, moi. »"

Au départ, le format envisagé est celui d’un « manga » noir & blanc, avec quelques planches couleurs, et illustrations d’accompagnement. La pagination est à définir, entre 100 pages minimum et 150 pages. L’aspect « modulaire » de l’histoire (basée sur des aventures de Lobo, associées à des anecdotes de la vie de Thomas) permet de s’adapter aisément.

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1 commentaire

Daniel a dit :

great stuff!

29 janv. 2014